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Responsables du thème Jean Bilard et Solange Carton
Le phénomène complexe du dopage n’a été que superficiellement analysé du point de vue psychologique en lien avec la santé (Franques et al., 2001). Les axes privilégiés étaient la détection de
produits dopants et l’analyse de leurs effets sur la performance. L’Agence Mondiale Antidopage propose depuis peu des programmes en sciences humaines et sociales dont l’un porte sur
les facteurs prédisposant et les effets secondaires du dopage. Face à ce phénomène de société et de santé publique qu’est le dopage, le laboratoire étudie les processus psychiques mobilisés
dans ce comportement, les risques sanitaires et le rapport aux conduites addictives pour pouvoir développer des stratégies plus efficaces de prévention du dopage (rapport Aeberhard, 2003, Ministère
de la Santé) et de réhabilitation. De manière appliquée, le laboratoire développe des programmes de prévention du dopage, des tests de sensibilité vis-à-vis des conduites addictives (vulnérabilité
psychologique) et des solutions de réhabilitation (intégrées ou non dans une équipe pluridisciplinaire). L’équipe est également impliquée dans l’évaluation longitudinale de ces
programmes. L’axe « addiction au mouvement et dépendance aux produits » porte sur la compréhension et l’analyse d’une nouvelle addiction : l’addiction au mouvement (Mangon et al., 2003 ; Lowenstein et al., 2003). L’axe « répercussions psychologiques des produits dopants » étudie les effets des produits dopants sur le psychisme (estime de soi, soi physique, agressivité, dépression…) sur la base de protocole similaire à celui utilisé avec l’EPO (Ninot et al., 2006 lien CV). L’axe « imaginaire des produits et des modes de consommation » se base sur la mise en évidence des processus imaginaires à propos des produits dopants et des modes de consommation (Lorente et al., 2005). Solange Carton et Jean Bilard |
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